Décembre 2020

Au Foyer Léone Richet, l'humain soigne la folie

Raphaël Pasquier (texte, sons et photos)

A Caen, le Foyer Léone Richet accueille et aide à se reconstruire de jeunes adultes souffrant de troubles de l’organisation de la personnalité. Plus qu’un suivi médical, ils y apprennent à retrouver une place dans la société. Une alternative à l’hôpital.

Grand-Format est un magazine en ligne basé à Caen. Tous les mois, nous publions une histoire vraie sous la forme d’une mini-série en trois épisodes. Il est possible de lire nos articles gratuitement pendant 7 jours, en cliquant ici. Découvrez ci-dessous la présentation de cette série.

Une adolescence difficile, parfois un drame familial, plusieurs années de souffrance psychique et d’hospitalisation. C’est souvent le parcours de ceux qui atterrissent au Foyer Léone Richet. Arthur, Jonathan, Romain et Anne font partie de ces pensionnaires. Cette série vous proposera leurs témoignages, ceux d’autres patients, et ceux de l’équipe éducative et soignante du Foyer.

Dans ce lieu unique en son genre en Normandie, on soigne des psychotiques. En raison d’un rapport à la réalité différent de la majorité, ils éprouvent notamment des difficultés dans la relation avec les autres et ont tendance à s’isoler. Ici la démarche thérapeutique vise à reconnecter les patients au monde, en s’appuyant sur la vie quotidienne et une dynamique collective : préparer à manger, suivre un atelier d’expression, discuter des actualités du Foyer.

Les voyages aussi sont une activité incontournable à Léone Richet et permettent aux psychotiques de dépasser certaines angoisses. Des expéditions pour franchir des frontières aussi et parfois même des océans. En 2015, trois éducateurs et neuf pensionnaires ont ainsi réalisé le rêve fou d’aller à New-York, après avoir dû surmonter beaucoup d’obstacles.

Entrer au Foyer c’est d’abord passer du temps à l’internat de Bellengreville pour finir de se stabiliser. Et si c’est possible, on devient ensuite externe, avec son propre logement. Retrouver progressivement une autonomie et redevenir acteur de sa vie, c’est l’objectif pour tous les pensionnaires.

Au travers de ce reportage, Grand-Format vous montre ce mois-ci que pour les fous, être enfermé est loin d’être une fatalité.

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