Lundi 24 août, quatre militant·es écologistes ont été condamné·es par la cour d’appel de Rouen à six à dix mois de prison avec sursis. Les faits remontent à décembre 2023, lors d’une action anti-béton sur un des sites de Lafarge, dans l’Eure. En décembre 2024, neuf activistes comparaissaient devant le tribunal d’Évreux et quatre d’entre elles et eux étaient condamné·es pour dégradation et association de malfaiteurs. Suite au procès en appel les 1 et 2 juin 2026, les peines de prison ont été confirmées et les faits de « dégradations » requalifiés en « complicités de dégradation » pour trois des militant·es. Un pourvoi en cassation est prévu, indique Maître Chloé Chalot, avocate d’un des activistes pour Ouest France.
L’importance du dispositif policier marque l’affaire : entre des drones déployés par la police, lors du procès des 1 et 2 juin 2026 – finalement interdits par la Préfecture – et la garde à vue des militant·es dans les sous-sols de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret lors de perquisitions violentes.
En avril 2024, Grand Format avait mis en avant les témoignages de sept militant·es. Ils et elles racontent leur arrestation, leur détention et leur indignation.
Illustration : Antoine Pérus












