Juin 2020

Freinet versus l’institution ?

Marylène Carre

Haro sur Freinet

Septembre 2019. La cohésion tarde à se créer au sein de l’équipe. Elle va franchement se dégrader dans les semaines qui suivent. L’historique « conseil des maîtres » hebdomadaire ne parvient plus à réguler, tandis que les directives de la hiérarchie sont de plus en plus vécues comme des intrusions au fonctionnement interne de l’école. Les discussions achoppent autour du portail d’entrée de l’école, qui ne doit plus être maintenu ouvert, des activités pédagogiques complémentaires (les APC) ou des évaluations nationales que contestent les enseignants.

Les méthodes naturelles d’apprentissage de la lecture et de l’écriture sont aussi dans le collimateur du ministre Blanquer, qui estime que seule la méthode syllabique a fait ses preuves. En avril 2018, il publiait quatre circulaires et un guide entièrement dédié à l’acquisition de la lecture au CP. « La liberté pédagogique n’est pas l’anarchisme, martelait-il alors. C’est d’ailleurs beaucoup plus sécurisant d’avancer à la lumière de ce que l’institution a défini, sur la base de la recherche. » Il poursuivait : « Certains (inspecteurs) regrettaient de ne pouvoir intervenir quand ils constataient telle ou telle mauvaise pratique en classe en l’absence de texte national de référence. Désormais, il y en a un… »  (extraits du Parisien, 25 avril 2018)

« La gouvernance collégiale, ça n’existe pas. »

Claude Chotteau, adjoint au directeur académique.

Institut coopératif de l’Ecole Moderne fondé par Freinet en 1947, qui regroupe l’ensemble des ensaignants pratiquant la pédagogie Freinet.

Vouloir imposer des méthodes « normalisées » à une école Freinet devait nécessairement engendrer des crispations.  Au sein de l’école, le mauvais rôle est revenu à la directrice. « Elle n’a pas pu ou n’a pas voulu s’appuyer sur son équipe, elle a pris tout pour elle et s’est retrouvée entre le marteau et l’enclume », analyse Guillaume Fourmont, président du groupe départemental de l’ICEM. En conseil des maîtres, les directives de la hiérarchie deviennent « non négociables ». « Si on n’était pas d’accord, la directrice remontait l’information à l’inspection académique qui tranchait », expliquent des enseignantes. Le vote collectif n’est plus pris en compte, les informations ne circulent plus librement ; bientôt, le principe même de la gouvernance collégiale est balayé. « Un système de gouvernance collégiale dans une école publique, ça n’existe pas, tranche l’adjoint au directeur académique, Claude Chotteau. Comme dans toute organisation humaine, il faut un pilote, et ce pilote, c’est la directrice. »

Il s’agit d’une investigation menée par l’administration au sein de l’établissement, comprenant l’audition de témoins, et qui peut, le cas échéant, entraîner des sanctions disciplinaires.

Deux mois après la rentrée, une enseignante est arrêtée, puis mutée, suite aux signalements de la part de collègues et de parents faisant état de « comportements inappropriés » auprès des enfants. « La hiérarchie était au courant depuis plusieurs années. La collègue n’a pas été inspectée. Cet événement, difficile à gérer, a cristallisé notre début d’année, raconte une enseignante. Il était interdit d’en parler. » Est-ce cela qui a motivé l’inspection académique à diligenter une enquête administrative sur toute l’école ?

Portes-ouvertes à l’école en 2017. ©ville d’Hérouville Saint-Clair.

Le 5 décembre 2019, les enseignants sont avertis par courrier qu’une enquête est ouverte. Dans la foulée, ils tentent une réunion de médiation, en présence de membres de l’ICEM et de représentants syndicaux. Face à ses collègues, la directrice parle pour la première fois de « harcèlement ». Une plainte aurait été déposée. Le 17 décembre, une équipe d’inspecteurs débarque à l’école. Tout le personnel est auditionné individuellement, sans avoir le droit d’être accompagné syndicalement. L’entretien porte exclusivement sur les dysfonctionnements au sein de l’équipe, mais étonnamment, le cas de l’institutrice « débarquée » n’est pas évoqué. L’adjoint au directeur académique emploiera singulièrement, évoquant les conclusions de l’enquête, le terme « d’exfiltrée ». Les auditions se poursuivent le 14 janvier. Des inspecteurs visitent les classes, photographient des cahiers des élèves. Mais à la différence d’une inspection classique, les enseignants ne sont pas questionnés sur leurs méthodes de travail. Il n’y a aucune discussion.

Une classe de l’école Freinet d’Hérouville Saint-Clair.

Une équipe à l’arrêt

Les agents publics bénéficient de la protection de l’administration contre les attaques dont ils sont victimes à l’occasion de leurs fonctions.

La DSDEN (Direction des services départementaux de l’Education nationale) annonce un retour des résultats d’enquête en février. Rien ne vient et la situation se crispe. Une enseignante accusée de retards est convoquée par l’inspection, sans échange préalable avec la directrice. Ses collègues s’en émeuvent auprès d’elle. Le soir même, ils sont convoqués par l’adjoint du directeur académique qui leur apprend que la directrice est placée sous protection fonctionnelle et les exhorte à « faire leur examen de conscience ». Le lendemain, une autre enseignante reçoit la visite de l’inspectrice parce qu’elle est soupçonnée d’être entrée dans le bureau pour prendre des documents. « Quel bureau ? » s’étonne-t-elle. Dans le « bureau » se trouvent la photocopieuse et la cuisine des enseignants. Les jours suivants, sept enseignantes se mettent en arrêt de travail, à tour de rôle. Certaines ont ouvert un dossier pour « accident de service »  sur le registre santé et sécurité au travail. « On était sous pression, avec l’impression d’être sans arrêt contrôlés », témoigne l’une d’elle.

Le 2 mars, les enseignants apprennent « qu’à compter de la rentrée 2020, tous les postes de l’école Freinet sont profilés au fur et à mesure de leur vacance ». En clair, les enseignants ne seront plus recrutés au mouvement, mais sélectionnés par l’administration après entretien. Le seul poste vacant est alors celui de la directrice. Les parents d’élèves, inquiets devant la tournure des évènements, obtiennent un rendez-vous avec l’inspectrice de circonscription et l’adjoint au directeur académique le 11 mars pour connaitre les conclusions de l’enquête. L’inspection s’engage à tenir prochainement une réunion devant l’ensemble des parents.  Le confinement a mis fin à leurs attentes. Report sine die.

Tous les postes profilés

Le 16 avril, en plein confinement, les enseignants reçoivent un courrier de l’inspection les informant que leur poste n’est pas reconduit à la rentrée et qu’ils doivent participer au mouvement. Désormais, ce ne sont plus les seuls postes vacants qui sont profilés, mais l’ensemble des postes de l’école. Pour conserver leur affectation, ils devront candidater, d’ici le 7 mai, avec lettre de motivation, CV et entretien devant l’Inspection académique. La méthode est inédite. Les postes profilés correspondent en général aux postes de direction ou « à dispositif » (CP dédoublés notamment). Mais elle peut s’entendre dans le cas de Freinet : « Il s’agit de mettre en adéquation les candidats avec des postes qui relèvent d’une pédagogie particulière, demandant un engagement fort », justifie l’adjoint au directeur académique, Claude Chotteau. Problème : dans le profil de poste, le terme de pédagogie Freinet n’apparaît pas, au profit de celui, plus flou, de « pédagogie coopérative ».

« La pédagogie Freinet n’existe pas, elle emprunte en réalité à un cadre plus large qu’est celui de la pédagogie coopérative »

Claude Chotteau, adjoint au DASEN.

Pour l’adjoint, supprimer le terme n’aura aucune incidence, au contraire, car « la pédagogie Freinet n’existe pas, elle emprunte en réalité à un cadre plus large qu’est celui de la pédagogie coopérative ». Le terme pourrait en outre être vu « comme un système de caste » et effrayer des candidats potentiels. Sauvons l’école Freinet en supprimant la référence. On peut néanmoins s’interroger sur la pertinence de ce reprofilage intégral en plein confinement. D’autant que la décision est venue avant que l’enquête administrative n’ait livré ses conclusions. La direction académique trouve cela « dommageable » ; les parents d’élèves, inquiétant. Et les syndicats y voient une « sanction déguisée » de l’inspection, qui affecte tous les enseignants.

Courriers, demandes d’audience, pétitions : l’académie reste sourde

Comment assurer la continuité pédagogique de l’école, sans celle de l’équipe en place ? Les parents d’élèves, l’ICEM et les professeurs des écoles s’en inquiètent. Ces derniers demandent une audience au directeur académique. En vain.
À la demande des parents, la députée de la circonscription, Laurence Dumont, s’est elle aussi fendue d’un courrier et a reçu par téléphone une fin de non recevoir. Il n’y aura pas de moratoire sur le profilage des postes. Le 30 avril, les parents d’élèves décident alors de lancer une pétition « Ecole Célestin Freinet en danger ! » demandant l’abandon du plan de remaniement de l’équipe et le maintien de la pédagogie Freinet. En quelques jours, la pétition reçoit plus de 3 000 signatures.  

Mobilisation des parents d’élèves devant la DSDEN pour remettre leur pétition, le 7 mai.

En conseil citoyen le 7 mai, le maire d’Hérouville-Saint-Clair, Rodolphe Thomas exprime aussi son inquiétude : « Le remaniement de l’équipe en place nuirait fortement à l’application de la méthode Freinet. Elle est garante d’un savoir-faire, d’une expertise technique, d’une connaissance d’un territoire et d’une population ». Et souligne que la disparition du « projet Freinet » entraînerait la diminution du nombre d’inscriptions (deux tiers sont des dérogations) et donc menacerait directement la survie de l’établissement. « Notre préoccupation, c’est de garder cette école sur le territoire, rapporte Caroline Boisset, adjointe à l’éducation et la petite enfance. Mais notre rôle en tant que collectivité est celui d’observateur. On ne s’immisce pas entre le projet pédagogique et les ressources humaines. » Le temps a passé depuis que les élus d’Hérouville considéraient que « le problème fondamental de l’école n’est pas technique, mais politique ».

« Seule la directrice est garante du projet. »

La publication de la pétition a forcé l’adjoint au directeur académique à s’expliquer à demi-mots sur les conclusions de l’enquête. Dans un article publié le 8 mai dans Ouest-France, il évoque « de graves fautes en matière de sécurité, des manquements au niveau de la pédagogie, mais aussi des agressions verbales, des menaces physiques, une directrice harcelée et placée sous protection fonctionnelle de la part de la rectrice, des plaintes de parents concernant des mauvais traitements, une enseignante exfiltrée, un environnement malsain… » Le grand public aura donc accès, avant les enseignants, aux résultats de l’enquête, sans connaître les faits qui leur sont réellement reprochés. La veille de la publication de l’article tombait l’échéance pour candidater sur leur propre poste. Seuls quatre des douze enseignants ont postulé. Les autres ont renoncé, par épuisement ou par dépit. Le plan de remaniement est un succès.

Claude Chotteau justifie sa décision de reprofiler les postes. « Une grande partie des enseignants n’adhèrent pas au projet de l’établissement. Ils connaissent deux ou trois principes de la pédagogie Freinet, mais ne l’appliquent pas. Seule la directrice est garante du projet, incontestable dans ses compétences, depuis très longtemps dans l’école Freinet (trois ans, ndlr), un symbole de la volonté de maintenir cette pédagogie Freinet ». La preuve ? Elle est la seule à se former au niveau national. « Les enseignants s’auto-forment et on constate que le résultat n’est pas à la hauteurLes choses sont en train de dériver, on perd la pédagogie Freinet. »

L’ancienne directrice, Maëlle Dumaine, en poste jusqu’en juin 2019, comme l’ICEM, attestent pourtant de l’implication des enseignants qui « participent au groupe départemental de l’ICEM, aux congrès, à la rédaction d’ouvrages collectifs, suivent régulièrement des formations… » Sur leur temps personnel. Car l’ICEM n’a pas été reconduite dans le plan de formation professionnelle des enseignants. La formation nationale dont parle l’adjoint est un « chantier-outil » organisé deux fois par an sur une semaine, pour lequel un seul membre de l’équipe est autorisé à être libéré de service. La directrice en a effectivement bénéficié.

Salle de motricité inaugurée en 2002, ©ville d’Hérouville Saint-Clair.

Freinet accusé de « sectarisme »

« À qui fait-on un mauvais procès ? », s’interroge l’adjoint au directeur de l’Académie. À la directrice, qui « n’aurait de cesse de défendre le projet Freinet » selon l’inspection, mais qui refuse de nous répondre ? Ou à l’équipe en place, qui, toujours selon l’inspection, serait « en incapacité de le maintenir » ? Et si le problème était ailleurs ?

Henri Peyronnie, professeur émérite à l’université de Caen, qui avait participé à l’écriture du premier projet de l’école Freinet à Hérouville, est à l’origine d’une tribune signée par 64 universitaires, chercheurs dans le champ de l’éducation, « pour la valorisation de projets d’écoles Freinet dans l’enseignement public. » Ils s’inquiètent du « processus engagé de démantèlement de l’école Freinet d’Hérouville-Saint-Clair, qui va mettre un terme aux 43 années de vie et d’apprentissages en pédagogie Freinet dans la commune. La décision de démettre les enseignants titulaires de leurs postes revient de fait à mettre un terme à ce projet ; il s’agirait de le remplacer par un projet « innovant » plus en phase avec les orientations ministérielles actuelles. »

Banderole des parents devant l’école Freinet d’Hérouville Saint-Clair.

« L’Education nationale ne veut pas admettre que puissent exister différents courants pédagogiques en son sein. »

Henri Peyronnie, professeur émérite de l’Université de Caen.

« Le terme d’innovation, dans le langage du gestionnaire, n’est pas le même que celui de Freinet, explique Henri Peyronnie. L’Education nationale ne veut pas admettre que puissent exister différents courants pédagogiques en son sein. » Pour le professeur de l’université de Caen, les écoles Freinet constituent une chance pour le territoire où elles sont insérées, en même temps qu’une opportunité pour l’École française. « Elles sont porteuses de la préfiguration de réponses efficaces à des problématiques contemporaines de l’école. Des réponses que la forme scolaire traditionnelle s’efforce en vain de concevoir.»

La pédagogie Montessori est une méthode d’éducation créée en 1907 par Maria Montessori. La plupart des établissements Montessori en France sont des écoles privés « hors contrat ».

L’inspection parle à propos de Freinet de risque de « sectarisme », peu compatible avec les missions de l’institution. Pourtant, le ministre Blanquer ne tarit pas d’éloge à l’égard de « l’esprit Montessori », dont il aimerait que le service public s’inspire. Pourquoi prendre appui sur la mouvance Montessori, présente essentiellement dans des établissements privés, plutôt que sur la mouvance Freinet, à l’œuvre au sein des écoles publiques ?

France Culture, 28 juillet 2017.

De l’art de faire du Freinet sans Freinet

Le 18 mai, la DSDEN rendait, par visioconférence, ses conclusions d’enquête aux enseignants, puis le lendemain, aux représentants des parents d’élèves. Aucune mesure disciplinaire à l’encontre des enseignants n’est retenue. En revanche, l’inspection constate une « opposition systématique de l’équipe face à l’institution. L’école Freinet est publique, et même si elle est différente, elle doit se conformer au cadre et au programme national. » Concernant la gouvernance de l’école, elle propose une solution «  à mi-chemin entre le collégial et la direction unilatérale. »

Quant à l’avenir de l’école, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter. « Une équipe nouvelle, motivée, apportera un nouveau souffle pour faire de cette école un laboratoire de référence sur les méthodes coopératives. » Un stage de deux jours sera organisé à la rentrée « afin d’assurer d’emblée la cohérence d’équipe», autour de la directrice. Les futurs enseignants profilés seront accompagnés tout au long de l’année par l’équipe de circonscription de l’académie, « avec bien évidemment des constats, des préconisations partagées, des visites, des échanges, pour faire quelque chose de riche ». Sans violence envers les enseignants, assure Claude Chotteau, de l’académie.

« Freinet n’est pas remis en cause », martèle l’inspection. « Son existence est consacrée dans le long cours dans le profilage des postes et dans les formations qui vont être données », répond Mathias Bouvier, directeur académique. L’ICEM n’a pourtant pas été associé aux entretiens de recrutement qui se sont déroulés le 10 juin. Il n’a pas non plus été sollicité pour intervenir sur les deux jours de formation promises sur l’année aux enseignants. Deux jours de formation… pour connaître plus qu’un ou deux principes de la pédagogie Freinet, comme il a été reproché à l’ancienne équipe.

Quant au nouveau projet pédagogique, il sera élaboré par la nouvelle équipe, « avec l’aide de conseillers pédagogiques, de l’inspectrice de circonscription et d’experts de l’ICEM national ». Le nom de Sylvain Connac, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Montpellier, auteur de plusieurs recherches sur les pédagogies coopératives, a été évoqué à plusieurs reprises par l’administration. Or, si celui-ci a bien signé la tribune des 64 universitaires pour la défense des écoles Freinet, en revanche, il n’a pas été contacté par la DSDEN pour réfléchir au nouveau projet de l’école d’Hérouville, dont il ne connaît rien.

« Puisqu’il y a consensus, il convient de se tourner vers l’avenir. »

Mathias Bouvier, directeur académique
Inauguration du terrain de billes, novembre 2018. ©ville d’Hérouville Saint-Clair.

Deux des quatre anciens enseignants qui avaient repostulé n’ont pas été convaincus par les arguments de l’inspection. Ils ont décidé de ne pas se rendre aux entretiens de recrutement, « en l’absence de précision sur le projet d’école, sur la gouvernance et sur la direction ». Une seule enseignante de l’ancienne équipe et la directrice se sont présentées. La rectrice Christine Gavini-Chevet et le directeur académique Mathias Bouvier, en entretien l’après-midi même avec une délégation de parents du collectif de défense de l’école Freinet pouvaient-ils l’ignorer ? « Cette décision du profilage fait partie du passé. Il convient de se tourner vers l’avenir. D’ailleurs la majorité de l’équipe enseignante actuelle a participé ce matin aux entretiens visant à réintégrer leur poste », a affirmé Mathias Bouvier.

Pouvaient-ils ignorer également le vote en conseil d’école, la veille au soir, d’une motion demandant « l’abandon du profilage des actuels titulaires au profit d’autres solutions concertées avec les différentes parties », adoptée à 22 voix pour et trois abstentions (deux voix pour la mairie et une pour la directrice) ? La rectrice en conclut pourtant que « les changements en cours font consensus entre représentants des parents, enseignants, collectivité locale et DSDEN ». Fin de la discussion. Les questions des parents et des enseignants sont jusque là restées sans réponse.

Le 20 juin ont lieu les portes ouvertes de l’école Freinet : « Vous pourrez, vous aussi, découvrir l’école et la pédagogie Freinet dans cette école publique. Les enseignants ainsi que les parents d’élèves vous feront partager leur expérience et répondront à vos questions », annonce le communiqué. Il ne tient qu’à l’inspection académique que l’événement ne se transforme pas en journée d’adieux.


À lire aussi, l’enquête sur l’école Freinet publiée sur Le Poulpe, média indépendant d’investigation locale.

Marylène Carre

Journaliste et auteure née en 1976. Travaille pour la presse régionale et nationale, explore les nouveaux médias, le documentaire sonore et le film documentaire, anime des ateliers médias et des résidences de journaliste.