L’été a été marqué par plusieurs épisodes de canicules. En Normandie, les températures ont été bien plus clémentes que dans de nombreuses régions de France. Pourtant, le climat se réchauffe également. C’est ce que permet d’analyser un nouvel outil développé par Copernicus, l’observatoire européen d’étude de la Terre. Mis en ligne le 19 août, Thermal Trace cartographie le stress thermique, c’est-à-dire l’impact négatif sur les corps, provoqué par la chaleur.
« Le stress thermique résulte généralement d’une combinaison de facteurs, tels que des températures ambiantes élevées, l’humidité, l’activité physique et une hydratation insuffisante, précise Copernicus. Les symptômes du stress thermique comprennent une élévation de la température corporelle centrale, une accélération du rythme cardiaque, une respiration rapide, une transpiration excessive, des nausées, des vertiges et, dans les cas graves, un épuisement ou un coup de chaleur. »
Parmi les critères proposés par l’interface, nous avons choisi de sélectionner la catégorie de « fort stress thermique », provoqués par des températures dépassant les 32 degrés. Et nous avons sélectionné les principales villes normandes disponibles sur la plateforme (les données du Havre ne sont par exemple pas répertoriées), afin de les comparer de 1940 à 2024. Chaque couleur indique un nombre de jour, dans l’année, où les températures ont dépassé les 32 degrés : le jaune clair étant la valeur de 0, et le rouge foncé celle de plus de 25 jours dans l’année.
Naviguez sur notre carte pour découvrir l’évolution des températures ressenties dans les principales villes de Normandie.
A lire sur Grand-Format :
– Climat : ça chauffe en ville !
– Dérèglement climatique : « Il faut agir vite, fort et ensemble »