Ancien directeur d’un laboratoire, il a changé de vie au sanctuaire de la Chapelle Montligeon

Vincent Arreckx est secrétaire du sanctuaire de la Chapelle-Montligeon. Son rôle : tout faire pour que les pèlerins soient bien accueillis.

En quoi constituait votre métier au laboratoire pharmaceutique ?

J’étais directeur internationale d’un laboratoire français qui était très célèbre pour les pansements (Urgo). J’étais en charge de plusieurs pays : la Colombie, le Chili, l’Espagne, le Portugal, la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie. J’étais en charge des équipes, chaque pays avait son chef d’entreprise.

Pourquoi avez vous eu cette idée soudaine de changer de profession et peut-être de vie ?

J’ai travaillé pendant une vingtaine d’année chez Urgo et dans un cabinet d’audit. Cela faisait plusieurs années qu’avec ma femme, Béatrice, on se posait la question de se mettre au service de l’Eglise. Nous avons beaucoup réfléchi et c’est la raison pour laquelle nous somme arrivés dans la région.

A quoi ressemble les journées de votre métier ?

Le pèlerin arrive, on l’accueille pour déjeuner, pour dîner, il peut coucher. Il faut faire en sorte que les repas soient prêts, que la basilique soit bien ordonnée, que les pèlerins soient en sécurité. Mais pour cela, on a un magasin. Le travail en soit ne change pas, c’est le sens qu’on y met qui est beaucoup plus important au sanctuaire que dans une entreprise privée. Aucune de mes journées ne sont similaires, c’est ce qui fait la richesse du travail. Il n’y a qu’un point commun : on se met au service du pèlerin.

Est ce que votre famille s’est adapté à votre changement de métier ?

C’est une nouvelle aventure, dans une belle région qui a beaucoup de charme et qui n’est pas très loin de nos familles respectives entre la Bretagne et la région Parisienne. Mais oui, la famille était partie prenante de la décision et s’est bien adaptée à notre vie.

Qu’est-ce que vous avez appris durant cette année au sein du sanctuaire ?

Ce que j’ai surtout appris, c’est le service tous les jours. Il faut remettre le service au centre. Si tous les salariés travaillent au sanctuaire, c’est parce qu’il y a ce service qu’on donne au pèlerin.J’ai appris à mieux connaître le sanctuaire.

J’ai découvert aussi l’histoire de l’Abbé Bugué. C’est lui qui a eu l’intuition divine, au siècle dernier, de prier pour les âmes du purgatoire ( les âmes défuntes donc les morts) de façon a ce qu’elles intercèdent pour nous et prient pour nous. L’Abbé Bugué a créé une entreprise pour donner du travail aux Monligeonais de façon à éviter qu’ils ne partent à la ville.

Une interview réalisée par Mathéo, Alice, Adem et Léane