Delphine Ali, une élue investie au service des autres

Élue depuis 2020, Delphine Ali, 43 ans, multiplie les engagements pour faire vivre son territoire et soutenir les autres. Entre la mairie de Marchésieux, le club de foot local et une association solidaire, elle consacre une partie importante de son temps libre à l’action collective, avec passion et humilité.

Quels sont vos différents engagements ?

Je suis conseillère communale, en charge de la communication, de la culture et de tout ce qui touche à la scolarité. Je suis également trésorière du club de foot de ma commune, l’Élan sportif des marais, et trésorière de l’association Mahorais de la Manche, association créée à la suite du passage du cyclone Chido à Mayotte.

Depuis combien de temps êtes-vous engagée ?

À la mairie depuis 2020, dans différentes associations depuis 2018 environ.

Combien de temps cela vous prend-il ?

Cela dépend des mois. En moyenne, je dirais entre 10 et 15 heures par mois.

Qu’est-ce qui vous donne envie de prendre ce temps en plus de votre travail ? Qu’est-ce que cela vous apporte personnellement ?

J’aime aider les autres, me rendre utile, faire évoluer les choses. Cela m’apporte de l’estime de soi, de la gratitude et aussi des remises en question quelques fois.

Comment votre famille vit-elle ce temps donné aux autres ?

En général, plutôt bien. Mais de temps en temps, ma fille de 9 ans en a marre que je parte en réunion le soir.

Y a-t-il des moments où vous aimeriez arrêter toutes formes d’engagement pour avoir plus de temps pour vous et votre famille ?

Ponctuellement cela peut arriver, mais ça passe très vite. Je renouvelle d’ailleurs mon mandat au niveau de la mairie pour les six prochaines années si tout se passe bien.

Vous paraissez bien gérer vos engagements, alors pourquoi avoir démissionné de la présidence de Famille rurale ?

Je dirais que ce n’était certainement pas le bon moment pour moi de prendre ces responsabilités et je n’ai peut-être pas été assez aidée dans la prise de poste. J’ai fait le choix de démissionner au bout de trois mois car psychologiquement je le vivais très mal et j’ai préféré abandonner au profit de ma famille et de mon bien-être. Au départ je l’ai vécu comme un échec, aujourd’hui je ne regrette pas mon choix.

Propos recueillis par Elisa Lecalier